Absence

Ô toi insensible,

Toi dont les yeux ne voient pas ma couleur.

Toi dont les oreilles n'entendent pas ma douleur.

Toi qui me fait vivre seul.

Toi que j'admire du coin de l'œil, du miroir de mon âme,

du plus profond de mes entrailles.

Toi remède des maladies dont tu es la cause.

Toi qui transforme ma parole en larme, ma prose en drame,

Ma vie en rôle:

Celui de t'attendre sans te comprendre ,

Celui de t'approcher sans te toucher;

Pire celui de ne pas exister sans toi

De me noyer dans la pluie...

Alors que je pourrais bâtir un empire juste à ta pensée,

Nourrir tes plaisirs dans la langue qui te plaît,

De ta joie naître tous les jours.

Toi qui n'existe pas!

 

IbU

 

 



Article ajouté le 2008-04-10 , consulté 4 fois

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